Denis's profileLe monde de DenisPhotosBlogListsMore Tools Help

    Implicitement....

     

    Il y a toujours un peu de vérité derrière les « c’t’une joke ».

    Un peu de curiosité derrière les « c’t’était juste pour savoir ».

    Un peu de savoir derrière les « j'sais pas » et...

    un peu d'émotion derrière les « j'm'en fous » ! 

     

     

    Conscience : réalité ou illusion ?

    On s'accorde généralement à dire que la pensée n'est attribuable qu'à l'homme, qu'il est le seul à être conscient de lui-même et du monde dans ses dires et dans ses actes. C'est un sujet conscient de lui-même qui s'affirme comme un « Moi » qui dit « je pense ». Car on ne saurait imaginer qu'un autre « je » puisse penser à ma place. La décision même de penser montre que je suis bien celui qui pense là à cet instant. Ainsi penser est la faculté d'un esprit sain qui sait qu'il est le sujet de sa pensée. Il n'est pas un esprit « pathologique » (malade), comme le schizophrène, pour lequel ça pense à sa place au sein de sa conscience. Dire « je pense » c'est en quelque sorte être maître de soi, se positionner dans mais surtout devant le monde, montrer qu'on existe comme un être singulier, différent d'un autre. Mais s'affirmer c'est toujours exprimer quelque chose qui vient de soi, et comment dès lors être sûr que ce qui vient de soi n'est pas plutôt l'oeuvre d'un « autre » dans la conscience ?

    C'est prouvé !

     
    « L'amour et l'intimité sont les sources de tout ce qui nous rend malades ou bien portants. »

     

    Dean Ornish

    Extrait de Love and Survival : The Scientific Basis for the Healing Power of Intimacy

    Nosce te ipsum

    Comme le dit Socrate : « connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux »

     

    Et on pourra ajouter : Et tu connaîtras le Dieu qui est en toi

     

    Comment bien te connaître ?

    Regarde en toi !

    Cherche en tout premier lieu tes qualités et tes défauts

     

    Reconnais-les !

    Affronte-toi

     

    Ne te mens pas, sois objectif !

    Ne te trouve aucune excuse, personne n'est là pour te juger.

     

     

    Lorsque tu auras établi tout ce que tu fais et tout ce que tu es capable de faire en bien ou en mal, fais le bilan du positif et du négatif de ta vie.

     

    N'hésite pas à prendre un stylo et du papier, partage ta feuille en deux, dans une des colonnes, inscris ce que tu fais de beau et de bien et ce qui ne l'est pas dans l'autre.

     

    Si tu es malheureux, cherche pourquoi. Analyse toi .

     

    Viens et reviens sur le jugement que tu portes sur toi même.

     Prends le temps nécessaire pour faire cette investigation, cela ne peut se faire en quelques minutes.

     L'objectivité de cet examen est le point de départ impératif et incontournable si tu veux vraiment faire cette quête.

           

     Connais-toi toi-même !

     

    L'humilité aujourd'hui

    L'humilité absolue n'est pas possible pour les humains (...).
     
    Dieu seul peut prétendre à l'absolu. Les humains ne peuvent que vivre et grandir dans le domaine du relatif.
     
    (...) La culpabilité et la révolte mènent à la pauvreté spirituelle. L'orgueil sprirituel nous appauvrit encore d'avantage.
     
    (...) aujourd'hui, je perçois un lien étroit entre ma culpabilité et mon orgueil. Tous les deux ne servent qu'à attirer l'attention. L'orgueil me fait dire : « Regardez comme je suis merveilleux » et la culpabilité me fait geindre : « Je suis affreux ». La culpabilité est en fait le revers de l'orgueil. La culpabilité est orientée vers l'autodestruction et l'orgueil vers la destruction des autres.
     
    C'est pourquoi je considère « l'humilité aujourd'hui » comme un juste milieu entre ces deux grands extrêmes émotifs. C'est un lieu tranquille où je peux conserver suffisamment de bon sens et d'équilibre pour faire un autre petit pas sur la route tracée des valeurs éternelles.
     
    Bill W. Juin 1961

    L'espoir c'est...

    La petite lumière vacillante au fond du tunnel de nos âmes quand il y fait noir, tout noir.

    Edmond Rostand, l'auteur de Cyrano de Bergerac, ce personnage désespéré, nous donne un conseil fulgurant : « C'est la nuit, qu' il est bon de croire en la lumière ! »
    Dans la guerre, dans le deuil, dans la souffrance de la maladie ou de l'abandon, dans la solitude et la tristesse, c' est parce que l'on sait garder l'espoir que l'on réussit à sortir du trou. C' est parce que des hommes, des femmes, des enfants ne perdent pas espoir que dans leurs heures les plus noires l'humanité évolue, comme guidée par ce flambeau invisible qui est au fond de nos cœurs.

    Seulement l'espoir est comme une plante, il se cultive, il a besoin de soins : c' est la petite fleur sur son astre désert qu'arrose sans cesse le Petit Prince afin qu' elle vive et soit un témoin d'amour. « C'est en croyant aux roses qu' on les fait éclore » disait aussi Anatole France : en effet, par l'attention qu' on porte aux choses, aux êtres, aux situations et à soi-même, l'évolution se féconde, le progrès germe graduellement et la création finit par refleurir.

    Mais l'espoir d'une vie meilleure ne suffit pas : il faut forger cette existence qu'on souhaite et cesser de rêver. Ce qui revient à dire qu'il faut se former soi-même. Comme le dit l'adage populaire : les choses n'arrivent pas toutes seules. Et le proverbe biblique : aide-toi et le ciel t'aidera. Vraies paroles d'espoir et de sagesse, magnifiées par cette parole du sage chinois Lao Tseu, précurseur du taoïsme :
    « Un voyage de mille pas commence par un pas. »

    Oui, garder espoir, c' est toujours savoir faire un pas de plus, quelle que soit la détresse, quel que soit l'obstacle. En fait, l'espoir, c'est aussi la confiance que l'on a dans la vie.

    Le b.a.-ba de cette œuvre de salubrité intérieure consiste à retrouver une conscience claire et donc à transformer l'énergie négative qui est en nous en énergie positive : pour cela il faut apprendre à nous détacher de nos situations conflictuelles et chimères inutiles pour les considérer différemment. On s'aperçoit alors qu'en cela, espoir rime bien avec voir et... se voir.
     
    Enfin, l'espérance se partage : il est des trésors en chaque être, il faut savoir les découvrir. Car avoir l'espoir c'est aussi savoir sourire.
     
      Marc de Smedt

    Méditations métaphysiques

    Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense.
    Qu'est-ce qu'une chose qui pense ? C'est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. Certes ce n'est pas peu si toutes ces choses appartiennent à ma nature. Mais pourquoi n'y appartiendraient-elles pas ?
    Ne suis-je pas encore ce même qui doute presque de tout, qui néanmoins entends et conçois certaines choses, qui assure et affirme celles- là seules être véritables, qui nie toutes les autres, qui veux et désire d'en connaître davantage, qui ne veux pas être trompé, qui imagine beaucoup de choses, même quelquefois en dépit que j'en aie, et qui en sens aussi beaucoup, comme par l'entremise des organes du corps ?
    Y a-t-il rien de tout cela qui ne soit aussi véritable qu'il est certain que je suis, et que j'existe, quand même je dormirais toujours, et que celui qui m'a donné l'être se servirait de toutes ses forces pour m'abuser ?
    Y a-t-il aussi aucun de ces attributs qui puisse être distingué de ma pensée, ou qu'on puisse dire être séparé de moi- même ? Car il est de soi si évident que c'est moi qui doute, qui entends, et qui désire, qu'il n'est pas ici besoin de rien ajouter pour l'expliquer. Et j'ai aussi certainement la puissance d'imaginer ; car encore qu'il puisse arriver que les choses que j'imagine ne soient pas vraies, néanmoins cette puissance d'imaginer ne laisse pas d'être réellement en moi, et fait partie de ma pensée.
    Enfin je suis le même qui sens, c'est-à-dire qui reçois et connais les choses comme par les organes des sens, puisqu'en effet je vois la lumière, j’entends le bruit, je ressens la chaleur. Mais l'on me dira que ces apparences sont fausses et que je dors. Qu'il soit ainsi ; toutefois, à tout le moins il est très certain qu'il me semble que je vois, que j’entends, et que je m'échauffe ; et c'est proprement ce qui en moi s'appelle sentir, et cela, pris ainsi précisément, n'est rien autre chose que penser. D'où je commence à connaître quel je suis, avec un peu plus de lumière et de distinction que ci-devant.
     
    Méditation seconde (Descartes)

    St-Exupéry :

    - Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?

    - Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

    - Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

    - Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

    - C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."

    - Créer des liens ?

    - Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

    Le bonheur possible

    Six attitudes constituant les intensificateurs qualitatifs du bonheur : 
    1. La disponibilité au changement
    2. Un équilibre raison/intuition
    3. Une pratique du ici-maintenant
    4. Une action bien à propos
    5. La faculté de s'abandonner
    6. Une connaissance de soi, des autres et de nos univers qui s'axe autour du non-dualisme

    Mémorandum d'Épictète

    O Homme ! Ne sois point ingrat des biens que tu as reçus des dieux et n'oublie point leurs plus grands bienfaits. Rends-leur des grâces continuelles de la vue, de l'ouïe qu'ils t'ont données, que dis-je ? De la vie même, et de tous les secours qu'ils t'ont accordés pour la soutenir, comme du vin, de l'huile et de tous les autres fruits de la terre. Mais en même temps, souviens-toi qu'ils t'ont donné quelque chose de plus précieux encore, c'est la faculté qui se sert de toutes ces choses, qui les éprouve et qui met à chacune son prix.
    Entretiens, Livre II, LXV.

    Égo ?

    Singulière aberration que celle de l'homme s'imaginant qu'il est la plus haute expression de l'Univers après Dieu, quand il est tout au plus le premier parasite de ce grand corps animé, incommensurablement plus animé que le sien, et qu'on nomme la Terre, laquelle est elle-même l'un des moindres parasites de l'Infini.

    Fuite en avant

    La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement. Et cependant c'est la plus grande de nos misères. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l'ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d'en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort.
     
    Blaise Pascal (Pensées in Oeuvres Complètes, 1963)

    Apprendre

    Deux choses nous éclairent, qui sont toutes les deux imprévisibles : un amour et une mort. C'est par ces événements seuls qu'on peut devenir intelligents, parce qu'ils nous rendent ignorants. Ces moments, où il n'y a plus de social, plus de vie ordinaire, sont peut-être les seuls où on apprend vraiment, parce qu'ils amènent une question qui excède toutes les réponses.

    Behavior

    Ah ! La complexité insondable de ces interactions humaines, chacun de nous se baladant avec ses petits critères selon lesquels on juge les autres, tout en s'efforçant de répondre à leurs critères à eux, mais discrètement, sans en avoir l'air, en faisant semblant de n'être que soi-même et de n'avoir besoin de l'approbation de personne...

    Individualité ?

     
    (...) c'est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime.
     
    Alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécilité et d'abrutissement.
     
    - Albert Einstein

    Qu'est-ce l'homme ?

     Il est aujourd’hui devenu singulièrement difficile de donner une définition de l’homme qui puisse recueillir un assentiment suffisant sans déclencher une polémique. C’est tout de même une situation très curieuse, car, nous reconnaissant comme humain, nous devrions tout de même pouvoir nous entendre pour donner une réponse satisfaisante à la question :

     « qu’est-ce que l’homme ? »

     Dans les cinquante dernières années, la zoologie contemporaine a fait des pas de géants. Or ses progrès ont conduit à combler très largement le fossé que nous creusions autrefois entre l’homme et l’animal. Or quand « le propre de l’homme » disparaît et que notre mode de pensée habituel pratique la disjonction, l’opposition et insiste sur la différence, nous nous retrouvons penaud et sans arguments. Si nous éliminons délibérément la volonté de définir l’homme en le séparant de son frère animal, ce sont des pans entiers de notre représentation qui s’effondrent.

     L’anthropologie contemporaine, en tant que discipline scientifique se devait de reformuler la question de l’homme de telle manière qu’il soit possible d’y répondre. Cette nouvelle question la voici : « Qu’est ce qui rend l’homme capable d’avoir une existence historique, d’adhérer à des institutions, d’avoir avec ses semblables des rapports sensés ? »

      Mais le chemin n’est pas facile, il est semé d’embûches, car nous ne pouvons pas avec des généralités scientifiques écarter le problème de savoir en quoi consiste l’essence de l’homme. Il faut d’autre part aussi se tirer d’affaire devant une autre interrogation : Dans quelle mesure l’homme peut-il être objet de science ?

    Socrate et Jésus

    [de Socrate] ... ce païen éveille des pensées et des passions qui annoncent celles qui, tout au long de l'histoire, poursuivront Jésus.
     
    De l'un et de l'autre, on dira qu'ils étaient des imposteurs, ou qu'ils n'ont pas existé. De l'un et de l'autre, qui n'ont rien écrit, on donnera, en dépit des témoignages précis et concordants, des doctrines bariolées, barbouillées, extravagantes. De l'un et de l'autre, condamnés à mort par une sentence inique, on continue le procès deux mille ans plus tard, et non celui de leurs juges !
     
    Que ce rapprochement ne surprenne point. Depuis Saint Justin, nombreux sont ceux qui ont comparé Socrate et Jésus. Dès maintenant, on peut dire qu'ils ont nombre de points de ressemblance, ayant l'un et l'autre rendu témoignage à la vérité. Mais leur condition est sans commune mesure.
     
    Car Socrate « ne sait qu'une chose, c'est qu'il ne sait rien ». Il est l'homme sans mensonge et c'est sa loyauté dans l'ingnorance qui l'a conduit au supplice. Tout à l'inverse, Jésus sait, et Il sait qu'Il sait : « en vérité, en vérité je te le dis ». asssure-t-il à Nicodème, « nous parlons de ce que nous savons et nous attestons de ce que nous avons vu » (Jn III, 11). (...) L'affirmation du Christ est absolue : « je suis la lumière du monde » (Jn VII,12). C'est le témoignage de ce qu'il est qui le conduit, aussi, au supplice.
     
    Une histoire de l'intelligence, la soif de la sagesse.
    Marcel Clément, 1979

    Présence pure

     
    Il y a une naissance simultanée de nos yeux et du monde, un sentiment de " première fois " où ce qui regarde et ce qui est regardé se donnent le jour.
     
     

    Hum...

    Je me demande pourquoi les gens accordent tant d'attention à la vie et si peu à la mort. Voulez-vous me dire pourquoi tous ces savants à grosse tête n'arrêtent pas de se décarcasser pour essayer de prolonger la vie au lieu de chercher des moyens agréables pour la finir ? Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n'en ont tout juste pas le courage.

    Lire...

     
    [...] on confond généralement la docilité du lecteur avec la servilité. On oublie que le mot « docile » tire son origine du latin docere, qui signifie enseigner, et, qu'en français, son premier sens est celui de posséder une « disposition naturelle à se laisser enseigner ». On garde à tort les gens sous l'impression qu'être docile c'est assumer une attitude passive et complaisante. Au contraire, la docilité est la vertu extrêmement active de se laisser enseigner, de se montrer éducable. Nul n'est vraiment éducable s'il n'exerce son sens critique à propos. C'est ce lecteur qui, en fin de compte, « répond » à l'auteur en exerçant le plus grand effort afin de se faire une idée personnelle des matières dont il traite dans son oeuvre.
     
    Mortimer J. Adler (Comment lire les grands auteurs)